Cancers de la thyroïde à faible risque : un nouveau traitement moins irradiant et mieux toléré

L’équipe du Dr Marie-Elisabeth Toubert (service de Médecine nucléaire de l’hôpital Saint-Louis) est associée à une étude clinique menée par 24 centres français chez 752 patients atteints de cancer de la thyroïde à faible risque, pour définir les meilleures modalités de traitement par l’iode 131 (iode radioactif) après chirurgie complète de la thyroïde parmi 4 stratégies, dont le traitement standard actuel.

La même efficacité thérapeutique est obtenue chez les 4 groupes de patients pour les 2 modes de préparation pratiqués avant traitement par 100 mCi ou 30 mCi d’iode 131 : sevrage prolongé en hormone thyroïdienne, induisant une hypothyroïdie souvent mal supportée, ou injections de TSH humaine recombinante pendant le traitement par l’hormone thyroïdienne.

En conclusion, en cas de cancer à faible risque, il est donc proposé d’administrer l’hormone thyroïdienne pour compenser l’absence de thyroïde, puis de pratiquer des injections intra-musculaires de TSH humaine recombinante avant d’administrer 30 mCi d’iode 131. Cette nouvelle modalité thérapeutique a l’avantage d’éviter l’hypothyroïdie et de diminuer l’irradiation par l’iode 131, et de ce fait est mieux tolérée par l’organisme.

Cette étude, menée par le Pr Martin Schlumberger, chef du service de Médecine nucléaire à l’Institut de Cancérologie Gustave Roussy (IGR) de Villejuif vient d’être publiée dans le New England Journal of Medicine du 3 mai 2012

La prochaine étude, menée par les mêmes équipes, sera conduite dans le cadre d’un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) en utilisant ce nouveau standard et déterminera les indications du traitement par l’iode 131 chez les patients à faible risque.

Cette étude a bénéficié d’une subvention pour les technologies innovantes et coûteuses de l’INCa  (STIC 2005).

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