Cryostem: Saint-Louis à l’honneur pour l’étude de la maladie du greffon contre l’hôte

Le projet CryoStem, un très beau succès remporté pour l’étude de la maladie du greffon contre l’hôte par le Dr Régis Peffault de Latour du service Hématologie Greffe de l’hôpital Saint-Louis.

Avec pour partenaire scientifique la Société française de Greffe de moelle et de Thérapie cellulaire, le projet de cohorte CryoStem a été retenu parmi les 10 projets sur 44 soumis à l’ANR dans le cadre de l’appel à projets « Cohortes » financé par le grand emprunt national « Investissements d’Avenir », à hauteur de 3,3 millions d’euros.

Elu parmi les projets en Cancérologie, le projet CryoStem est centré sur la maladie du greffon contre l’hôte (GvH), complication parfois très grave qui survient suite à une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Le projet a pour but de constituer une collection de prélèvements biologiques (cellules, ADN, plasma) de patients greffés à partir de cellules souches hématopoïétiques, afin de mieux comprendre les facteurs génétiques et moléculaires de la maladie responsable d’un taux encore inacceptable de morbidité et de mortalité après allogreffe.

La physiopathologie de cette maladie est encore peu connue chez l’homme du fait du petit nombre de patients dans chaque centre. De même, les facteurs prédictifs associés à la survenue de la maladie, à la réponse aux traitements immunosuppresseurs ou au pronostic à long terme restent à explorer.

CryoStem regroupe sous l’égide de la Société Française de Greffe de Moelle et de Thérapie Cellulaire (SFGM-TC) vingt et un Centres français d’allogreffe (adulte et pédiatrique) afin de constituer une collection biologique nationale de grande envergure, bien documentée sur le plan clinique, base fondamentale aux travaux de recherches scientifiques.

Ce programme de financement « Cohortes » a été initié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a rappelé, par la voix de sa ministre Valérie Pécresse, l’importance des grandes cohortes de patients étudiés sur de nombreuses années qui ont permis des avancées incontestables dans la compréhension des pathologies.

Le programme permettra de financer les cohortes sur neuf à dix ans.