Résultats précliniques prometteurs pour le traitement de lymphomes T cutanés

Lymphome T cutané mycosis fongoïde plaque infiltrée en fer à cheval

Le Pr Martine Bagot, chef du service de Dermatologie, et le Dr Armand Bensussan, directeur de l’Unité Inserm U976 à l’hôpital Saint-Louis, ont collaboré avec la Société Innate Pharma pour développer un anticorps monoclonal – IPH4102 – à visée thérapeutique pour le traitement de lymphomes T cutanés agressifs. Les résultats viennent d’être publiés dans la revue Cancer Research.

IPH4102 est un anticorps aux propriétés cytotoxiques dont la cible est KIR3DL2, un récepteur inhibiteur exprimé à la surface des cellules tumorales. L’intérêt de cet anticorps est une destruction sélective des cellules tumorales respectant les lymphocytes non tumoraux.

Dans cette étude, l’efficacité et la spécificité de IPH4102 ont été évaluées avec succès in vivo chez des souris inoculées avec des cellules tumorales exprimant KIR3DL2, et ex vivo sur des cellules tumorales de patients atteints du syndrome de Sézary à pronostic très défavorable. Chez les souris, IPH4102 s’avère inhiber la croissance tumorale et améliorer la survie, et pour les patients il  provoque la lyse – ou désintégration – des cellules lorsque celles-ci sont mises en présence des propres cellules tueuses  – ou cellules Natural Killer (NK) – du patient.

Ces résultats apportent la preuve que IPH4102 est un candidat-médicament prometteur dans le traitement de lymphomes cutanés à cellules T de mauvais pronostic. Son utilisation visant ainsi à éliminer les cellules tumorales particulièrement agressives qui expriment KIR3DL2.